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Néonicotinoïdes …

📍Le groupe socialiste, écologiste et républicain affirme son opposition à l’autorisation des néonicotinoïdes dans nos cultures.
Hier soir, le projet de loi qui autorise à nouveau leur utilisation pour les betteraves sucrières a été adopté par le Sénat. J’ai voté contre avec l’ensemble des sénatrices et sénateurs de notre groupe.
Comment accepter de réintroduire une catégorie d’insecticides dangereux alors que leur interdiction s’applique depuis le 1er juillet 2020 seulement ? Comment prétexter sur un si court laps de temps que les difficultés d’une filière sont liées à quelques mois d’interdiction ?
C’est une régression sur le plan environnemental que nous ne pouvons pas accepter, alors que la défense de la biodiversité est aujourd’hui une urgence !
Depuis des années, nous sommes alertés sur l’impact des néonicotinoïdes en particulier sur les polinisateurs avec plus de 300 000 ruches anéanties chaque année et la disparition de près de 85% d’insectes depuis le début de l’utilisation massive de ces produits.
L’interdiction des néonicotinoïdes est intervenue avec la loi biodiversité votée en 2016. Une période transitoire de quatre ans offrait la possibilité de trouver au moyen de la recherche des solutions alternatives. Aujourd’hui le constat est clair : la transition écologique n’est pas la priorité de tous !
Ce choix que fait le gouvernement est facile, décevant. Apporter un soutien aux filières agricoles en difficulté, bien sûr mais peut-on espérer que la réintroduction des néonicotinoïdes sauve une filière dont les difficultés ne sont évidemment pas toutes liés au ravageur ? C’est une réflexion d’ensemble que le gouvernement n’a pas mené !
Ce signal politique fait courir un grand risque car il ouvre la possibilité à ce que d’autres filières demandent les mêmes dérogations dans l’avenir. Et d’aboutir finalement à la réintroduction d’un produit que nous avions interdit pour sa dangerosité !
Députés et sénateurs socialistes avaient proposé « un plan B comme betterave » construit sur trois piliers : innovation commerciale, innovation économique et sociale, innovation agriécologique. Car c’est bien par l’innovation que nous parviendrons à substituer ces produits qui menacent notre santé et notre environnement.
Un fonds de solidarité aurait pu accompagner les pertes de la filière qui par une restructuration globale dispose des ressources pour se redresser.
Ce vote est regrettable car il renforce l’idée d’une opposition entre l’écologie et l’économie à l’heure même où la crise sanitaire nous interroge plus que jamais sur un modèle plus harmonieux entre l’économique, le social et environnemental. Aujourd’hui ce gouvernement, soutenu par la droite, est rétrograde en matière d’écologie. Pour nous le combat pour la défense de l’environnement reste une priorité !